Le microcrédit professionnel, un micro-coup de pouce qui peut changer une vie

Pour les personnes qui n’ont pas accès au crédit bancaire classique, faute de garanties suffisantes notamment, le microcrédit peut être la clé de l’autocréation d’emploi. D’un montant inférieur ou égal à 25.000 euros, le microcrédit professionnel permet parfois à des demandeurs d’emploi ou à d’autres personnes précarisées qui ont un projet d’entreprise de changer de vie. Traditionnellement, le microcrédit est également associé au secteur de l’économie sociale (asbl, entreprises de réinsertion, entreprises de travail adapté, etc.).

La figure emblématique de Muhammad Yunus, fondateur de la Grameen Bank au Bangladesh et Prix Nobel de la Paix 2006, pourrait laisser croire que le microcrédit est un instrument financier réservé aux pays en développement. Rien de plus faux ! Pas moins de cinq organismes sont actifs dans le microcrédit en Belgique : le Fonds de Participation (fédéral), Hefboom (Flandre et Bruxelles), Crédal (Wallonie-Bruxelles), BruSoc et microStart (Bruxelles). Ceux-ci proposent aussi un accompagnement au porteur de projet afin de maximiser ses chances de réussite.

En Wallonie, la mise sur pied de la Socamut (Société des Cautions Mutuelles de Wallonie) donne plus de chances à certains porteurs de projets d’obtenir un microcrédit auprès de leur banque. En effet, cet organisme public accepte de garantir auprès du banquier 80% du montant emprunté. La Socamut peut également octroyer au porteur de projet un prêt subordonné équivalant à la moitié maximum du crédit bancaire. Enfin, elle intervient dans les frais d’élaboration du business plan et du dossier de demande de crédit pour un montant maximum de 500 euros.

De son côté, l’Union européenne gère des programmes de microfinancement et apporte son soutien à des acteurs locaux actifs sur ce marché par le biais de garanties, de prêts et de prises de participation.
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